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MontbaZine 2017



10 bonnes raisons pour une Europe Fédérale



Raison n°1 : parce que l’Europe ne tombe pas du ciel, l’idée européenne doit être défendue
Parce que "Le nationalisme c’est la guerre", il est absurde et consternant qu’un siècle après la 1e guerre mondiale, l’Europe ne soit toujours pas unie. Agir pour l’Europe, c’est agir pour dépasser la division de l’humanité en États-nations et mettre fin à leur affrontement permanent. C’est contribuer à la construction d’un monde meilleur pour les générations futures. C’est d’abord défendre une idée juste, une belle idée.

Raison n°2 : parce que l’Europe n’existera pas vraiment sans une constitution fédérale
"Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes" expliquait Jean Monnet. Nous croyons que l’Europe doit concerner tous les citoyens, pas seulement les gouvernements. Vouloir une Europe fédérale c’est demander que l’Union européenne dispose de vrais moyens pour agir dans le sens de l’intérêt général européen et qu’elle soit dotée d’institutions politiques démocratiques.

Raison n° 3 : parce que l’on ne défend pas une idée sans la nommer
La déclaration du 9 mai 1950 devait poser "les premières assises concrètes d’une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix". Le projet européen c’est le projet d’une Europe fédérale. Il est absurde de prétendre défendre ce projet sans expliquer et défendre le fédéralisme européen. Ne pas le faire c’est laisser aux nationalistes le champ libre pour le caricaturer.

Raison n°4 : parce que l’Europe des gouvernements ne marche pas, proposons une alternative
Les Européens n’ont-ils le choix qu’entre l’Europe des nationalistes, qui a conduit deux fois le continent à la guerre au XXe siècle, et l’Union européenne actuelle, dominée par des mécanismes intergouvernementaux ? L’Europe des diplomates, éloignée des citoyens, est inefficace et non démocratique. Elle mérité la critique. Seuls les fédéralistes européens proposent une alternative progressiste.

Raison n°5 : parce que, face au nationalisme et à l’européisme mou, il faut des militants de l’Europe déterminés
Alors qu’un nationalisme décomplexé, souvent ouvertement xénophobe, et naturellement hostile à l’idée européenne, s’est imposé dans le débat public, les européistes tièdes ont l’Europe honteuse. Parce que nous défendons une réforme radicale de l’Union européenne, nous proposons la seule alternative pro-européenne à l’immobilisme ou à la régression.

Raison n°6 : parce que agir pour l’Europe, c’est mieux avec un mouvement de citoyens présent dans toute l’Europe
On ne construit pas l’Europe entre Français. L’UEF est une association de citoyens, présente dans une trentaine de pays européens. Les animateurs de l’association au niveau européen sont élus par les délégués des militants. Ils organisent séminaires et sessions de formation transnationaux et font campagne auprès des institutions européennes en faveur d’une réforme de l’Union et d’une constitution fédérale.

Raison n°7 : parce que l’UEF-France est une association indépendante
Nous croyons que les citoyens doivent se saisir de l’enjeu européen et s’imposer dans le débat. L’UEF-France est un mouvement citoyen autonome des partis et des institutions. Elle n’est pas dirigée par des élus politiques mais par des responsables issus de ses militants. Elle ne sollicite pas, pour son fonctionnement, de subventions publiques.

Raison n°8 : parce qu’on peut être pro-européen et critique de l’Europe actuelle
Beaucoup de gens sont déçus de l’Europe actuelle. Nous aussi ! Même si nous ne renions pas la construction européenne, nous pensons qu’elle doit aller au bout et arrêter cet entre-deux institutionnel actuel. L’Europe des petits pas nous empêche de faire le grand saut.

Raison n°9 : parce que l’Europe ne suffit pas, il faut aussi réfléchir aux enjeux de la démocratie locale et globale
Agir pour l’Europe fédérale c’est aussi promouvoir une vision du monde plus ouverte, c’est demander la démocratie à tous les niveaux. Au-delà des affaires européennes, l’UEF-France s’intéresse à des thèmes comme la réforme territoriale et la décentralisation, la cour pénale internationale, la "responsabilité de protéger" et la réforme des Nations Unies.

Raison n°10 : parce que l’UEF a su garder le cap depuis 1946
Fondée par des mouvements issus de la résistance au fascisme, notamment sous la direction de Altiero Spinelli en Italie et Henri Frenay en France. Fondée à Paris en 1946, elle a participé à l’organisation du Congrès de La Haye, et à la création du Mouvement européen dont la vocation est de rassembler les associations "pro-européennes".


Quelques liens intéressants :

www.uef.fr

Wikipedia

1ères initiatives Macron ?

Slate : l’extrême droite ?