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MontbaZine 2017

Le climat selon Donald Trump

Un bras d'honneur à la planète. C’est en substance le message que Donald Trump a adressé jeudi soir aux 195 autres pays signataires de l’accord de Paris sur le climat : "J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris", a-t-il déclaré jeudi, estimant que "le deal" signé par Barack Obama est "un boulet aux pieds des Etats-Unis". Son argument principal : les emplois à protéger, dans l’industrie automobile, la sidérurgie, le gaz et le charbon. "Un acte stupide et criminel, qui va à rebours du sens de l’histoire", pour la Fondation Hulot.

Le réaction immédiate d'un maire très choqué : "En tant que maire de Pittsburgh, je peux vous assurer que nous suivrons les directives de l’accord de Paris pour nos administrés, notre économie et notre avenir", a balayé le démocrate Bill Peduto, ironisant encore : "Les États-Unis rejoignent la Syrie et le Nicaragua" dans le club des pays non-signataires de l’accord de Paris. "Désormais, c’est aux villes [américaines] de mener le combat." Dans la foulée, plus de 60 maires américains et les gouverneurs de 10 États ont annoncé qu’ils respecteraient les engagements signés par Obama.

Après s’être entretenu avec son homologue américain pendant cinq minutes, Emmanuel Macron, qui s’est exprimé depuis l’Elysée à hier 23h35, lui a répondu : "Nous ne renégocierons pas un accord ambitieux. En aucun cas... Les Etats-Unis et la France continueront à travailler ensemble mais pas sur le sujet du climat".


Dans le graphique ci-dessus, la courbe bleue représente les émissions de CO2. La première ligne rouge correspond au précédent engagement américain, voté en 2010. La seconde, à l'engagement de Barack Obama lors de la COP21. Si la ligne bleue s'élargit avec le temps qui passe, c'est pour prendre en compte les variations économiques et sociales, tel le prix du pétrole.