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MontbaZine 2017



Carnivores

Pourquoi les humains, ou plus précisément l’humanité, est-elle à ce point attachée à un régime carné, alors que pour l’immense majorité d’entre les humains, manger des animaux ne constitue pas une nécessité vitale ? Leur survie immédiate n’est pas en jeu puisqu’ils disposent d’une offre alimentaire large et variée.

Pour la philosophe Florence Burgat, directrice de recherche à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) une de ses thèses principales, c’est que l’institution de l’alimentation carnée pérennise une relation meurtrière avec les animaux : "Manger de la viande présuppose la mise à mort d’animaux qui n’ont pas du tout envie de mourir."

Il faut bien comprendre que manger, c’est absorber, digérer et excréter. C’est d’ailleurs cela qui nous horrifie dans le cannibalisme. Car au fond, la torture et la barbarie nous paraissent moins choquantes que de tuer quelqu’un pour le manger.

N’est-ce pas plutôt que nos contemporains ne font plus vraiment le lien entre la viande et l’animal dont celle-ci est issue ?

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La consommation de viande en France est en baisse régulière depuis une dizaine d'année. Pour les viandes de boucherie (c'est-à-dire le bœuf, le veau, l'agneau, le porc frais et la viande chevaline), les niveaux sont passés de 58 à 52.5 g/j/personne entre 2007 et 2013 ce qui porte actuellement la consommation moyenne hebdomadaire à environ 370 g soit 3 à 4 portions seulement par semaine.