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MontbaZine 2017




Trump veut de réduire les subsides
à la recherche sur le sida


En toile de fond de l’événement, qui se tient jusqu’au 26 juillet, les craintes sur la réduction annoncée de la contribution des Etats-Unis à la lutte contre le VIH dans le monde.

Paris devient, dimanche 23 juillet, la capitale de la lutte contre le sida, avec l’ouverture de la conférence internationale de recherche. Les organisateurs de ce rendez-vous, qui réunit la fine fleur scientifique jusqu’à mercredi au Palais des Congrès, ont publié une "Déclaration de Paris" pour exprimer leurs craintes, avant même son ouverture.

"Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes", proclame ce texte. S’il ne cite pas nommément les Etats-Unis du président Donald Trump, ce sont bien eux qui sont visés. "Des vies risquent d’être perdues inutilement", s’inquiète ainsi la chercheuse sud-africaine Linda-Gail Bekker, présidente de l’International AIDS Society (IAS), qui coorganise la conférence avec l’agence française de recherche sur le sida, l’ANRS.

 

Conférence internationale de recherche sur le sida à Paris



830 000 patients privés d’antirétroviraux
Or, le président Trump propose de réduire ces dépenses dans le budget 2018, actuellement en discussion au Congrès, pour un montant global évalué à plus d’un milliard de dollars par l’ONG américaine Health Gap. Il faut "réduire les financements de plusieurs programmes de santé, dont certains concernent le sida, en considérant que d’autres donateurs devraient augmenter leur contribution", a écrit le locataire de la Maison Blanche en mai dans un projet de budget.

Si elles sont adoptées, ces coupes priveront 830 000 patients, essentiellement africains, d’antirétroviraux, traitements qui empêchent le développement du virus, estime la Kaiser Family Foundation. Elles entraîneront en outre 200 000 nouvelles infections, prévoit cette organisation américaine à but non lucratif spécialisée dans les politiques de santé.



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Un manque de 7 milliards de dollars
Depuis 2005, le nombre de morts de maladies liées au sida a été divisé par deux dans le monde (un million en 2016), a annoncé jeudi l’Onusida, le programme de coordination de l’ONU. L’an dernier, 36,7 millions de personnes vivaient avec le VIH et plus de la moitié (19,5) avaient accès aux traitements.

Source : www.lemonde.fr