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MontbaZine 2018












 

Les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus utilisés dans le monde pour la protection contre les insectes parasites des cultures et des animaux, aussi bien d'élevages industriels (volailles, ovins) que domestiques (colliers insecticides pour chiens et chats). Ils ont pris la place de plusieurs autres insecticides, notamment le DDT. Au niveau mondial, les néonicotinoïdes représentent un quart, en volume, des ventes totales d'insecticides. Ces tonnages sont destinés principalement aux cultures de maïs.

 
135 parlementaires
contre les néonicotinoïdes


Des parlementaires s'unissent pour défendre les abeilles contre les néonicotinoïdes.

Cela fait 20 ans que les apiculteurs alertent. Les abeilles meurent. La récolte de miel fond. Parmi les responsables : les néonicotinoïdes. Aux côtés des professionnels, des élus ont signé pour la première fois, mardi 27 mars, une tribune. Ils demandent l'interdiction immédiate de ces pesticides nuisibles, conformément à la loi, insiste le député LREM de la 1ère circonscription du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin. "Dans le quinquennat précédent, il y avait des lanceurs d’alerte qui ont réussi des avancées très importantes", explique Mathieu Orphelin.

Un "effondrement de la biodiversité"

Selon le député, les preuves des effets néfastes des néonicotinoïdes sont visibles et réelles. "Aujourd’hui, on a toutes les évidences scientifiques sur cet effondrement de la biodiversité naturelle. Il peut y avoir des scandales potentiels devant tous les parlementaires qui accepteraient d’avoir demain des printemps sans abeilles. Donc c’est très bien qu’on ait aujourd’hui 135 parlementaires de tous bords politiques pour porter ce message et j’espère que ce n’est qu’un début", lance Mathieu Orphelin. La loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l'interdiction des néonicotinoïdes en France à partir du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020.

Des miels trafiqués

L’autre cheval de bataille des défenseurs du miel est l’information donnée au consommateur. Là encore, les élus répondent présent. "On peut lire sur des étiquettes de pots de miel : Mélange de miel en provenance de pays de l’Union européenne et d’autres pays", explique le sénateur Bernard Delcros. Quand vous avez cette information, vous êtes bien renseignés", ajoute-t-il avec ironie. "En plus, on importe des miels qui sont trafiqués, dans lesquels on ajoute du sucre. Donc je crois qu’il est extrêmement important d’indiquer de manière précise le pays d’origine du miel, on le doit au consommateur", précise Bernard Delcros.

Les débats ont commencé au Parlement, ne serait-ce que pour fixer la définition d’un néonicotinoïde, 30 ans après la création du pesticide.

Source : www.francetvinfo.fr (28-03-2018)