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MontbaZine 2019














De coquille à coquille

À Toulouse, à défaut d’avoir la mer, on a des idées. La start-up Providentiel coquillages, basée à Ramonville, a décidé de donner une seconde vie aux déchets "coquilliers".

Elle s’inspire d’une pratique ancestrale dans les campagnes qui consiste à jeter aux poules les coquilles d’huîtres. Pas pour leur faire partager les restes du réveillon, mais parce que les oligo-éléments leur permettent de renforcer leur ossature et de durcir la coquille de leurs œufs. C’est en discutant avec un cousin qui se livrait à cette insolite distribution dans sa basse-cour que Daniel Moukoko a vu tout le potentiel des déchets d’huîtres.
Agriculture bio, poules et potagers

Il a convaincu deux amis, Jean-Louis Clément, spécialiste des épiceries solidaires, et Gaëtan Leguay, diplômé en commerce, de se lancer dans l’aventure du recyclage. Car les coquilles d’huîtres peuvent aussi servir de fertilisant pour l’agriculture biologique. « Elle a la faculté de faire remonter naturellement le PH des sols acides », explique Daniel Moukoko. Alors que pour l’heure, les viticulteurs utilisent des épandages de chaux, avec la pollution qui va avec, pour arriver au même résultat.

David Calmet, un viticulteur du Gaillacois, a donné son accord pour expérimenter le concept. « Plus c’est acide, moins ça pousse. Alors comme j’ai l’habitude faire toutes sortes d’essais, je demande à voir », indique-t-il.

L’idée de la start-up est de commercialiser des coquilles concassées, en poudre ou écailles, pour les agriculteurs mais aussi en petits sachets pour le paillage dans les potagers des particuliers ou ceux qui auraient envie de donner un coup de fouet à leur poulailler.

Source : www.20minutes.fr