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 Les 34 candidats... que proposent ils ?
Dernière mise à jour du 14-05-2019

Trente-trois candidats pour les élections européennes de 26 mai, certains très connus du public, d'autres moins et quelques nouveaux arrivés sur la scène politique. Que proposent ils ? Plus d'Europe, moins d'Europe ou Frexit. Voici un court condensé des orientations de chacun de ces 33 candidats.

1. La France insoumise : Manon Aubry
Désignée tête de liste de La France insoumise (LFI). Après avoir présidé la section locale de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) durant ses études à Sciences Po Paris, elle a intégré, après son diplôme en relations internationales et droits de l’Homme, Médecins du Monde au Liberia, puis l'ONG The Carter Center, en République démocratique du Congo (RDC). Avant de rejoindre LFI et Jean-Luc Mélenchon pour les européennes, elle était porte-parole de l'ONG Oxfam France, où elle était spécialiste des questions d'évasion et de justice fiscales.

2. Alliance royale : Robert De Prévoisin
Fondée en 2001, l'Alliance royale sera présente aux européennes, avec sa liste "Une France royale au cœur de l'Europe". Elle sera menée par Robert de Prévoisin, délégué général de la formation royaliste. Chef d'entreprise à la retraite, il est actuellement conseiller municipal du petit village de Cussay (Indre-et-Loire), environ 500 habitants, près de Tours. Le parti "veut mobiliser les Français pour une France unie autour de son roi", appelant également à sortir de l'UE.

3. La Ligne claire : Renaud Camus
Le 8 avril dernier, Renaud Camus, chantre de la thèse du "grand remplacement" une théorie conspirationniste, selon laquelle les populations blanches européennes sont progressivement "remplacées" par des immigrés de couleur, majoritairement musulmans. L'écrivain d'extrême droite, qui avait soutenu Marine Le Pen à la dernière présidentielle, propose la "remigration", c'est-à-dire le retour des immigrés dans leur pays d'origine.

4. Parti pirate : Florie Marie
Mouvement politique international présent dans une centaine de pays, fondé en Suède en 2006, le Parti pirate français (créé en 2009) présentera une liste aux européennes, dont le programme est notamment axé sur "l’amélioration de la disponibilité publique de l’information, du savoir et de la culture" ou encore sur la recherche d'un "supplément de démocratie pour l’Europe". Elle a auparavant milité au sein d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) pendant sept ans, de 2010 à 2017.

5. La République en marche : Nathalie Loiseau
L'ancienne ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a été choisie pour mener la liste de La République en marche (LREM) pour les européennes de mai prochain. Peu connue du grand public, Nathalie Loiseau, 54 ans, a 25 ans de carrière de diplomate derrière elle, durant lequels elle a été affectée en Indonésie, au Sénégal, au Maroc, en Somalie, au Cambodge, ou encore aux Etats-Unis. En 2012, elle est devenue la deuxième femme à diriger la prestigieuse Ecole nationale d’administration (ENA), poste qu'elle a quitté en 2017 pour rejoindre le Quai d'Orsay.

6. Démocratie représentative : Hamada Traoré
Démocratie représentative, qui est la branche politique de La Révolution est en marche (LREEM), un mouvement citoyen d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), présentera une liste aux européennes. C'est le cofondateur de LREEM, Hadama Traoré, qui la mènera. Celui-ci se veut le porte-voix des quartiers populaires, lui qui est originaire des cités dites "difficiles" d'Aulnay-sous-Bois. Il milite notamment activement contre les violences policières. Hadama Traoré a été agent municipal dans la ville de Seine-Saint-Denis pendant dix ans.

7. Les Patriotes : Florian Philippot
L'ancien bras droit de Marine Le Pen au Front national (devenu Rassemblement national), Florian Philippot, conduira la liste des Patriotes, le parti d'extrême-droite qu'il a créé en septembre 2017, lors des européennes 2019. Le 27 décembre dernier, il a annoncé au journal L'Opinion qu'il voulait "constituer une liste hybride, mi-Patriotes mi-gilets jaunes". Un objectif en partie réussi, puisque la liste "Jaunes et citoyens" conduite par Jean-François Barnaba a fusionné avec celle de Florian Philippot le 30 avril. Sur le même sujetPolitiqueFlorian Philippot dépose la marque "Les Gilets jaunes"

8. Parti des citoyens européens : Audric Alexandre
Le Parti des citoyens européens (PACE), une formation européenne transnationale, présentera une liste en France menée par Audric Alexandre, 29 ans, chargé de mission au sein du mouvement. Ce cadre dans le secteur associatif et enseignant d'anglais à la faculté de Douai (Nord) s'était présenté aux élections législatives en 2017 à Arras (Pas-de-Calais), et avait obtenu 0,61 % des voix, sous l'étiquette divers gauche. Le PACE, né en 2007 à Bruxelles, prône le fédéralisme, et souhaite ainsi l'instauration d'une république européenne. Il propose également des mesures pour rendre l'Europe plus sociale et respectueuse de l'environnement, notamment à travers une "économie de marché régulée, inclusive et verte".

9. Génération écologie et mouvement écologiste indépendant : Dominique Bourg
La liste écolo "Urgence écologie" réunit Génération écologie, le parti présidé par la députée Delphine Batho, le Mouvement écologiste indépendant (MEI) de l'ancien eurodéputé et cofondateur des Verts (en 1984) Antoine Waechter. Le Mouvement des progressistes (MDP) l'a également rejointe. Elle sera menée par le philosophe Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne, en Suisse.

10. Liste de la reconquête : Vincent Vauclin
La Dissidence française, un groupuscule d'ultradroite, sera présente aux prochaines élections européennes, avec une liste baptisée "Liste de la reconquête". Elle sera conduite par son président-fondateur, l'identitaire sulfureux Vincent Vauclin. Le trentenaire, titulaire d’une licence de psychologie, avait notamment comparé les immigrés à des insectes en mai 2018, sur l'antenne de Radio Libertés. Le programme de sa liste, composée de "nationalistes et patriotes, ainsi que d'élus locaux et de gilets jaunes de la première heure", est basé notamment sur la "remigration", une mesure que prône aussi la liste "La ligne claire" de Renaud Camus.

11. UDI : Jean-Christophe Lagarde
Jean-Christophe Lagarde, également député de Seine-Saint-Denis, souhaite en effet se démarquer du projet européen d'Emmanuel Macron. Selon lui, le chef de l'Etat prône "une vision ultra-libérale de l'Europe qui protège les marchés, pas les salariés", a-t-il déclaré le 7 décembre sur Europe 1. "Je ne suis pas d'accord avec cette Europe-là. Cette Europe-là court à l'échec", a-t-il ajouté. Par ailleurs, depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR, Jean-Christophe Lagarde n'accepte plus d'alliance avec le parti de droite, dans lequel il ne se reconnaît plus.

12. Parti socialiste et Place publique : Raphaël Glucksmann
Candidat du Conseil national du Parti socialiste. Fils du philosophe André Glucksmann, Raphaël Glucksmann, essayiste de 39 ans, est le cofondateur du mouvement de gauche Place publique, lancé en novembre dernier, avec la militante écologiste Claire Nouvian et l'économiste Thomas Porcher (qui a annonceé en mars dernier son départ de la formation, en raison de son alliance avec le PS pour les européennes).

13. Parti fédéraliste européen : Yves Gernigon
C'est le co-fondateur et président du Parti fédéraliste européen, Yves Gernigon, 54 ans, qui mènera la liste de son parti aux européennes. Diplômé de Sciences Po Paris et d'une école d'arts graphiques, ce Breton d'origine dirige depuis quinze ans une agence de communication institutionnelle. Parti politique transeuropéen, le Parti fédéraliste européen, créé en 2011 et dont le siège est à Bruxelles, défend une plus grande intégration des Etats membres de l'UE. Il propose ainsi qu’un véritable gouvernement européen remplace la Commission, ou encore la création d’une défense et d’un FBI européens.

14.Mouvement pour l'initiative citoyenne : Gilles Helgen
Le "Mouvement pour l'initiative citoyenne", déjà candidat aux européennes en 2009, présente pour ces élections une liste tirée au sort. C'est le chef d'entreprise rennais Gilles Helgen qui a été tiré en premier, et qui a accepté de mener la liste. La seule revendication de ce mouvement est l'instauration du référendum d'initiative citoyenne (RIC), "au niveau national et européen". C'est ce que réclament également de nombreux gilets jaunes, que le mouvement veut chercher à séduire, même si aucun n'est présent sur la liste.

15. Debout la France : Nicolas Dupont-Aignan
Après s'être allié à Marine Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017, "NDA" a rejeté en juin dernier la proposition de la présidente du parti d'extrême-droite. Cet ex-cadre du RPR et de l'UMP est l'un des critiques les plus virulents d'Emmanuel Macron et de l'Union européenne, estimant que "la France crève du pillage d'une oligarchie, 'le parti de l'étranger', qui gouverne contre le peuple.

16. Allons enfants : Sophie Caillaud
Se revendiquant comme le mouvement de la jeunesse, Allons Enfants n'est composé que d'étudiants ou de jeunes actifs de moins de 30 ans. Il a en effet pour objectif de porter la voix de la jeune génération au Parlement européen. Ainsi, sa tête de liste, Sophie Caillaud - qui est aussi la présidente du parti - n'a que 22 ans. Après avoir étudié à Nancy et vécu un an à Vienne, en Autriche, dans le cadre d'un échange universitaire, elle finit tout juste ses études en politiques publiques à Sciences Po Paris. Elle souhaiterait ensuite intégrer la fonction publique.

17. Décroissance 2019 : Thérèse Delfel
Enseignante de formation, Thérèse Delfel, 68 ans, mènera la liste "Décroissance 2019" pour les européennes. Cette dernière prône, comme son nom l'indique, la décroissance. Concrètement, ce mouvement d'écologie radicale appelle à mettre en oeuvre toutes les mesures politiques permettant de "repasser sous les plafonds de la soutenabilité écologique afin de retrouver des modes de vie décents (socialement) et responsables (écologiquement)". Véritable Européenne (elle est née en France de parents allemands de Roumanie et a été formée au Royaume-Uni), Thérèse Delfel est partisane de la "sobriété heureuse", un concept popularisé par l'agriculteur et écrivain star Pierre Rabhi.

18. Lutte ouvrière : Nathalie Arthaud
L'enseignante en économie a ainsi refusé la liste commune proposée par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou et Olivier Besancenot. Ce dernier a tout de même appelé à voter pour la liste présentée par LO, après avoir renoncé à en porter une, faute de financements suffisants. Solidaire des gilets jaunes, Nathalie Arthaud explique vouloir "centrer cette campagne sur le camp des travailleurs".

19. Parti communiste : Ian Brossat
En juin dernier, Ian Brossat, 39 ans, a été désigné tête de liste pour ces européennes par le Parti communiste français (PCF). Porte-parole du parti d'extrême-gauche, il est également depuis 2014 adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo, en charge du logement. Parmi ses principaux chevaux de bataille dans la capitale figure la régulation de la plate-forme de location de logements entre particuliers Airbnb. Au niveau national, il a notamment fait campagne en 2013 en faveur du mariage pour tous, avant de se marier lui-même avec son compagnon, une fois la loi votée.

20. UPR : François Asselineau
Eurosceptique convaincu, il est partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne (un "Frexit"), tout comme Florian Philippot. Mais l'ancien conseiller de Paris a refusé l'alliance proposée par l'ancien bras droit de Marine Le Pen. "Son affaire n’a pas marché. Il a copié-collé 90 % de mon programme, comme un coucou dans le nid d’un autre oiseau", a critiqué le chef de l'UPR.

21. Génération.s : Benoît Hamon
Après avoir refusé de faire cause commune avec le PS, son ancien parti, il avait proposé début février l'idée d'une votation citoyenne aux partis de gauche (LFI, EELV, PCF et PS), sorte de primaire permettant de composer une liste d'union. Mais sa proposition n'a finalement séduit personne, ce qui a poussé l'ex-ministre de François Hollande (délégué à l'Economie sociale et solidaire puis de l'Education nationale) à y aller seul.

22. À voix égales : Nathalie Tomasini
Nathalie Tomasini, avocate spécialisée dans les affaires de violences intrafamiliales, mènera la liste "A voix égales" pour ces européennes. Celle-ci est surtout connue pour avoir défendu Jacqueline Sauvage, une mère de famille condamnée en 2015 pour avoir tué son mari violent avant d'obtenir une grâce présidentielle un an plus tard. Des manifestants défendent une pétition pour sauver le régime d'auto-entrepreneurs, en février 2014, à Paris. Défendant l'égalité des droits entre les sexes, cette liste est également engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

23. Rassemblement national : Jordan Bardella
Tête de liste RN soutenue par Marine Le Pen aux élections européennes. Eliminé au premier tour des législatives en Seine-Saint-Denis en 2017, il devient tout de même porte-parole du RN la même année, après le départ de Florian Philippot. Nouvelle promotion en mars 2018 : la présidente du RN Marine Le Pen le nomme directeur national du Front national de la jeunesse (devenu depuis Génération nation), le mouvement jeune du parti d'extrême-droite.

24. Neutre et actif : Cathy Corbet
Cathy Corbet, qui se présente sur Facebook comme conseillère d'architecture, d'urbanisme et d'environnement à Steenwerck (Nord), près de Lille, conduira la liste "Neutre et actif" pour les européennes. Cette liste citoyenne sans étiquette politique défend le droit de vote et veut lutter contre l'abstention. Cathy Corbet, qui est aussi bénévole à l'antenne lilloise de l'association de consommateurs CLCV, appelle ainsi les abstentionnistes à voter pour sa liste, qui promet d'être "neutre" mais "active" au Parlement européen.

25. Parti révolutionnaire communistes : Antonio Sanchez
Le mouvement Communistes, issu d'une scission du Parti communiste français (PCF) en 2000, présentera une liste aux européennes, sous le nom de Parti révolutionnaire Communistes. Elle est emmenée par son secrétaire national, Antonio Sanchez, ouvrier métallurgiste.

26. Europe Démocratie Espéranto : Pierre Dieumegard
Muvement européen qui prône l'adoption d'une langue commune en Europe pour faciliter les échanges entre citoyens de l'UE (appelée l'espéranto), présentera une liste en France - entre autres - aux européennes, comme il le fait à tous les scrutins de l'Union depuis 2004. Elle sera conduite par Pierre Dieumegard, président de la section France de la formation.

27. Evolution citoyenne (gilets jaunes) : Christophe Chalençon
Après avoir quitté la liste de gilets jaunes Ralliement d'initiative citoyenne (RIC), l'un des leaders du mouvement dans le Vaucluse, Christophe Chalençon, a fait part le 3 mars dernier, dans un communiqué, de sa volonté de mener une liste aux européennes, baptisée "Evolution citoyenne", dont il serait le "porte-parole". Le 2 mai, il a affirmé qu'il l'avait déposée au ministère de l'Intérieur. Cet artisan forgeron est l'une des figures les plus controversées des gilets jaunes.

28. Liste de gilets jaunes : Francis Lalanne
Le chanteur Francis Lalanne a annoncé le 30 avril prendre la tête d'une liste de gilets jaunes pour les européennes, nommée "Alliance jaune". Déposée le jour-même au ministère de l'Intérieur, elle est le fruit d'une alliance avec les représentants de la liste "Ralliement d'initiative citoyenne" (RIC), conduite brièvement par Ingrid Levavasseur.
Francis Lalanne : "Quand on annonce la violence, on appelle la violence".
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29. Les Républicains : François-Xavier Bellamy
Choisi par le patron du parti de droite Laurent Wauquiez, François-Xavier Bellamy, 33 ans, est un quasi novice en politique. Professeur de philosophie et essayiste, cet inconnu du grand public est depuis 2008 maire adjoint de Versailles (Yvelines). Il a eu une autre expérience en politique en 2017, lorsqu'il s'est présenté aux législatives dans les Yvelines.

30. Europe Ecologie Les Verts : Yannick Jadot
L'eurodéputé Yannick Jadot a été désigné dès juillet par les adhérents d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour mener la liste du parti écolo aux européennes 2019. Il a remporté l'élection avec 59 % des suffrages, face à Michèle Rivasi (36 %), qui est numéro deux sur la liste. Ancien directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot assume un positionnement "ni de droite ni de gauche" pour ces européennes.

31. Parti animaliste : Hélène Thouy
C'est la co-fondatrice et co-présidente du Parti animaliste, Hélène Thouy, qui sera la tête de liste de son mouvement, créé en 2016, pour ces élections européennes. Son programme est centré sur la cause animale, puisqu'il propose l'interdiction définitive de la pêche électrique ou encore la réduction de la consommation de produits d'origine animale de 25% en 2025 par rapport à 2015. Avocate à Bordeaux, Hélène Thouy, 34 ans, est par ailleurs co-fondatrice de l’association Animal Justice et Droit, dont l'objectif est la mise en œuvre d’un droit animal en droit français.

32. Les oubliés de l'Europe : Olivier Bidou
La liste est une émanation de la Coordination nationale des indépendants (CNDI), organisation qui a pour objectif de "défendre les petits employeurs indépendants". C'est son président, Olivier Bidou, 79 ans, qui sera la tête de liste. Celui-ci a fait carrière dans l'imprimerie, et s'est présenté à de nombreuses élections (nationales et européennes) depuis 1992. Sa liste est composée d'artisans, de commerçants, de professions libérales et d'indépendants, qui se disent "oubliés de l'Europe". Ils veulent se mobiliser pour "défendre [leurs] intérêts auprès des institutions européennes".

33. Union démocratique pour la liberté égalité fraternité : Christian Person
Ch. Person, 50 ans, PDG d'une entreprise de portage salarial, sera la tête de liste de l'Union démocratique pour la liberté égalité fraternité (UDLEF) aux européennes. La principale cause du natif de Landerneau (Finistère) est la lutte contre le chômage de masse, qui pour lui "n'est pas une fatalité". La liste de l'UDLEF qu'il mène défend "une France forte vers une nouvelle Europe". Christian Person, qui se dit de "centre droit laïc", souhaite que les citoyens soient plus présents au sein des institutions de l'UE, ou encore que l'environnement soit au coeur de toutes les décisions.

34. Union des Démocrates Musulmans Français : Nagib Azergui
De confession musulmane, mais on est des citoyens à part entière, et pas des citoyens à part. Ce n’est pas antinomique de se dire musulman, citoyen, et démocrate. C’est pour ça qu’on a baptisé notre parti "Union des Démocrates Musulmans Français" (UDMF), pour ne pas que le mot musulman soit perçu comme un danger. La rhétorique identitaire a contaminé tous les partis traditionnels. Le Rassemblement national est devenu beaucoup plus acceptable depuis qu’il est passé de l’antisémitisme à l’islamophobie (1).


Source : www.cnews.fr - CNews (09-05-2019)