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MontbaZine 2024





Un 1er Mai de violence journalistique
Chronique de Samuel Gontier



"1er Mai : la violence au rendez-vous." C’est le titre du "parti pris" de Jean-Michel Apathie, lundi soir sur LCI. "Ce que l’on va retenir de cette journée, parce qu’elle ne change rien sur le plan de la politique…" La plus importante mobilisation pour un 1er Mai depuis 2002 n’a aucune signification politique. "… On va retenir la violence." C’est bien pratique. "Cette violence sur laquelle il faut un peu insister." Juste un petit peu. À l’instar de BFMTV, qui passe son après-midi et sa soirée à filmer et à commenter les "tensions".
"Excusez-moi de vous interrompre, Christophe, s’interpose Olivier Truchot. Parce qu’on a de nouvelles images qui viennent de nous arriver." C’est dommage. Christophe Barbier était justement en train de livrer une analyse de haute volée : "Dans notre système, ce ne sont pas les manifestations qui changent le droit…" Ça n’est jamais arrivé, ni en 1984 (loi Savary), ni en 1995 (réforme Juppé), ni en 2006 (CPE). "… Ce sont les lois, le vote à l’Assemblée nationale par la démocratie représentative." Et le recours au 49.3. "Les manifestations sont un des éléments d’ambiance…" Depuis janvier, elles ambiancent comme jamais.

Source et suite : Télérama